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Les champions du final 8 ont-ils encore des jambes ?
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Sauf exceptions, les membres du final 8 2020 sont en difficulté cette saison

Les champions du final 8 ont-ils encore des jambes ?

04/12/2020 à 09h00

Le final 8 de la Ligue des Champions a-t-il laissé des traces dans les organismes ? Depuis la reprise des championnats, que ce soit en France, en Italie, en Espagne ou en Angleterre, tous les clubs présents connaissent des difficultés importantes.

Les champions du final 8 ont-ils encore des jambes ?
Que s'est-il donc passé à Lisbonne fin août ? L'UEFA, qui a voulu conclure en beauté une saison 2019/2020 marquée lourdement par la crise du coronavirus, a organisé sur deux semaines une compétition d'une intensité rare entre les meilleures équipes du Vieux Continent. On s'était alors ému du rythme et de la qualité des rencontres disputées. On était même séduit par le concept. Tant de qualité en si peu de temps, il y avait de quoi apprécier. Pour autant, l'instance européenne a sans doute oublié que derrière tout ce spectacle, il y avait des joueurs, des êtres humains avec leurs limites physiques. Trois mois après cet épisode, que reste-t-il des équipes participantes ?

Le PSG à la dérive, l'OL poussif

C'est un euphémisme de dire que le finaliste de la dernière Ligue des Champions fait pâle figure aujourd'hui. Neymar n'est que l'ombre du joueur brillant qu'il fut au moins d'août. Son compère Kylian Mbappé connaît les premières grandes difficultés de sa jeune carrière et les critiques qui vont avec. Et le club champion de France souffre depuis le début de saison d'un nombre important de blessés plus ou moins graves. Sans fond de jeu, avec des stars à l'arrêt, les résultats ne suivent plus et la marge qu'avait le PSG sur ses adversaires en Ligue 1 s'est brutalement estompée. Sa première place ne tient d'ailleurs qu'à un fil.

Également brillant au mois d'août, l'OL a mis du temps à redémarrer. Bien malgré lui, le club a l'avantage de ne pas avoir de compétition européenne à jouer cette saison, ce qui lui permet d'avoir un rythme moins soutenu que les autres équipes du final 8. Ces temps de récupération plus importants ont permis à la formation de Rudi Garcia de retrouver la forme à la fin du mois d'octobre. Avec 4 succès en 5 rencontres et un match nul contre le talentueux LOSC, on peut dire que l'Olympique Lyonnais a enfin démarré sa saison de la meilleure des manières. Avant cela, on n'avait pu que constater la difficulté des stars du club à se remettre dans le sens du jeu, à l'image de Memphis Depay et Houssem Aouar, transparents en début de saison. La fatigue du mois d'août, associée à une période de transferts qui a troublé les têtes d'affiche du club rhodanien sont des explications à ce démarrage retardé.

Le Barça en pleine crise, le Real pas loin

En Espagne, la répercussion du 8-2 infligé par le Bayern en 1/4 de finale de la dernière Ligue des Champions n'a pas fini de faire des dégâts. Après le vrai faux-départ de Messi à l'intersaison, le vrai départ, celui-là, du Président Bartomeu, le changement d'entraîneur, le club Blaugrana n'a toujours pas retrouvé ses couleurs d'antan. La faute notamment à un Lionel Messi qui n'a jamais été aussi peu performant depuis 2007/2008. Le quintuple Ballon d'Or n'y arrive plus, tout comme ces coéquipiers Antoine Griezmann, Sergio Busquets et Jordi Alba. Les pépins physiques sont aussi légions, à l'image des graves blessures de Gérard Piqué et Ansu Fati. Au point que le Barça réalise son plus mauvais début de saison depuis 1991. Malgré tout, les dernières sorties (contre Osasuna, 4-0 et Ferencvaros, 3-0) avec un Griezmann repositionné à son poste préférentiel sont encourageantes et demandent confirmation face à des adversaires de plus grand calibre.

De son côté, le Real Madrid est au bord du gouffre. Même s'il a toujours son destin entre ses mains en Ligue des Champions, ses performances très loin de ses standards posent question. Malgré son historique sur le banc des Merengue, Zinédine Zidane est plus que menacé. La faute également à un début de saison poussif en championnat, où le club occupe une inhabituelle quatrième place. Là encore, les têtes d'affiche, mis à part Karim Benzema, sont aux abonnés absents, à l'image d'un Raphaël Varane méconnaissable. La multiplication des matchs, en club comme en sélection et l'absence de vacances et de préparation peuvent être une raison de ces contreperformances. La fatigue mentale également. Des questions se posent également autour d'Eden Hazard. Celui qui devait être le remplaçant de Cristiano Ronaldo, acheté 160 M€ à l'été 2019 ne parvient pas à marquer son passage de son empreinte. La faute à de trop nombreuses blessures, mais aussi à des performances insuffisantes.

L'Atalanta n'y arrive plus, la Juve non plus

Des trois équipes italiennes ayant participé au final 8, le Napoli est celle qui s'en sort le mieux en ce début de saison. Second à égalité en Serie A, leader de son groupe d'Europa League, le club du légendaire Diego Maradona semble avoir passé le cap de l'été sans trop souffrir. Mais pour l'Atalanta Bergame et la Juventus Turin, c'est tout autre chose. Actuellement huitième de Serie A, la formation entraînée par Gian Piero Gasperini ne surprend plus personne, à l'image de défaites subies à domicile contre la Sampdoria ou l'Hellas Vérone. Les maux sont similaires à ceux des équipes en difficulté dans les autres championnats : stars en méforme, à l'image de Josip Ilicic, Mario Pasalic et Ruslan Malinovskyi, les hommes forts de la saison dernière.

Du côté de la Juve, qui n'a pourtant joué qu'un seul match en août, hormis le monstre Cristiano Ronaldo et le surprenant Alvaro Morata, rien ne va non plus. Même si elle est encore invaincue en championnat, la Vieille Dame a laissé beaucoup de points en route avec 5 matchs nuls, notamment contre des équipes qui lui sont normalement très inférieures sur le papier (Benevento, Hellas Vérone, Crotone). La Cristiano Ronaldo dépendance est à son paroxysme puisque ces déconvenues sont à chaque fois arrivées en l'absence du Portugais. Paulo Dybala n'est que l'ombre de lui-même et Arthur ne remplace pour le moment Miralem Pjanic que numériquement.

Les doutes de Manchester City, Chelsea a tout changé

En Angleterre, c'est Manchester City qui est allé le plus loin lors du final 8, avec un quart de finale mémorable perdu contre l'Olympique Lyonnais. Et c'est aussi l'une des grosses écuries les plus en difficulté depuis le début de saison en Premier League. Trois matchs nuls et deux défaites après neuf journées, les Citizens n'avaient plus connu pareilles difficultés depuis 12 ans, soit juste avant l'arrivée des Émirati au club. Là encore, les symptômes sont les mêmes : fatigue, blessures de nombreux cadres (Agüero, Laporte, Gündogan), méforme (Sterling, De Bruyne, Bernardo Silva). Quant à Chelsea, éliminé en août après un seul match, le club londonien est solide troisième de Premier League. Forts d'un recrutement XXL, les Blues bénéficient de sang neuf (Werner, Havertz, Ziyech), notamment dans leur onze de départ, ce qui leur a permis d'éviter le coup de fatigue.

Les exceptions allemandes

Les deux équipes allemandes ayant participé au final 8, le Bayern Munich et le RB Leipzig, ont tous deux surperformé durant la fin de la Ligue des Champions, l'un remportant le titre final, l'autre s'arrêtant en demi-finale. Respectivement leader et dauphin de Bundesliga après 9 journées, les deux formations semblent peu affectées physiquement. Il faut dire que les champions d'Europe ont l'équivalent de deux équipes compétitives. Le titre suprême doit probablement aussi donner des ailes. Quant au RB Leipzig, cette seconde place est peut-être un trompe-l’œil. Car mis à part Augsburg, le club de l'ancienne Allemagne de l'Est n'a gagné contre aucune équipe majeure depuis le début de saison. Pis, la formation de Julian Nagelsmann a connu quelques trous d'air, comme ce 5-0 subi à Old Trafford fin octobre. Les prochaines semaines permettront d'en savoir plus sur la valeur réelle de cette équipe en ce début de saison.


tags Ligue des Champions, PSG, Atalanta, Bayern, Manchester City, Juventus Turin, Naples, FC Barcelone, Real Madrid, Lyon

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