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| Chris Magic Waddle sous le maillot de l'équipe d'Angleterre (© Iconsport) |
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Ses débuts
Chris Waddle a vu le jour en 1960 à Hepwoth, dans le nord de l'Angleterre. Le gamin n'a pas intégré un centre de formation à l'adolescence, ce qui lui a fait prendre du retard par rapport à d'autres joueurs. A 20 ans, il n'avait toujours pas trouvé de club professionnel, et a décidé de passer une série de tests dans les clubs de l'élite. Sunderland et Coventry l'ont refusé, mais il s'est accroché et a obtenu un contrat avec
Newcastle, où il a effectué ses débuts en octobre 1980. Rapidement, l'ailier s'est installé dans l'équipe, où evoluait
Kevin Keegan. Le duo assurait la remontée du club en 1ère division en 1984, et les bonnes performances du Magpie (18 buts marqués en 83/84) l'ont propulsé en équipe d'Angleterre espoir. Par la suite, il a connu sa première sélection en A, en 1985.
Les faits marquants
L'ailier anglais a évolué sous son maillot national à 62 reprises (c'est plus que
Paul Gascoigne ou
Paul Ince), et a inscrit 6 buts. Durant cette période il a participé à deux Coupes du Monde (86 et 90). Suite à son tir au but manqué en 1/2 finales du Mondial 1990, il n'a plus joué que 4 matchs en sélection avant de se consacrer uniquement à ses clubs. Le joueur a été assez malheureux dans les coupes, puisqu'il a perdu en finale de Coupe des Champions et Coupe de France 1991, et de la FA Cup en 1987 et 1993. Son palmarès s'est étoffé à
Marseille, avec 3 titres de champion d'affilée (90,91,92). Pour son retour en Angleterre, en 92/93, à
Sheffield Wednesday, il reçoit le titre de meilleur joueur de la saison en Premier League. Chris Waddle a inscrit 119 buts en 600 matchs de championnat et a évolué jusqu'à 39 ans au haut niveau.
Ses caractéristiques
Doté d'un grand gabarit assez fin, Waddle était l'un des derniers purs ailiers qu'ait connu le championnat de France. Atypique par son look, short très court et cheveux longs derrière la nuque, le joueur était aussi exceptionnel sur le terrain. Le gaucher aimait provoquer son adversaire, l'embarquer dans toutes les directions, avant de l'éliminer d'un simple geste et de continuer sa course vers le but. Sa faculté dans le dribble court, et la répétition des sprints en a fait un joueur redoutable, aimant se débarrasser d'un vis-à-vis, puis venir affronter les gardiens. Sa frappe de balle, tout en touché, lui a permis d'inscrire de nombreux buts. Mais il était avant tout un passeur hors-pair, ses dribbles et son sens du jeu permettaient de régaler ses buteurs (Kevin Keegan, Clive Allen, Jean-Pierre Papin). Au stade Vélodrome, Magic Waddle était le chouchou du public, avec qui il aimait communiquer, et lancer des modes, ce qui lui a valu une cote de popularité immense, et toujours intacte. Le show man avait toujours le sourire et son bonheur de jouer faisait celui des supporters.
Ses anecdotes
Avec
Tottenham, le joueur a brillé dans l'élite anglaise, inscrivant 14 buts pour sa dernière saison avant le départ pour la Canebière. En effet, Bernard Tapie n'a pas hésité à dépenser 40 millions de francs pour l'achat de la perle des Spurs, un pari fou pour l'époque, mais qui a été gagnant. C'est à l'OM que l'anglais a connu la plus belle période de sa carrière, dès la première saison, il remporte le titre de champion, se hisse en 1/2 finales de la Coupe des Champions, mais après un splendide match aller (2-1), le trio Waddle-
Francescoli-
Papin s'est vu privé de finale par le but de la main de Vata (0-1). La saison suivante, Waddle a continué sur sa lancée, et l'OM a réalisé l'exploit de la saison en éliminant le grand Milan AC en 1/4 de finale, pour parvenir cette fois en finale, mais s'incliner aux tirs au but (
0-0). L'épreuve des penalties semble maudite pour l'Anglais. En 91/92, pour sa 3e saison au club, Waddle a remporté un 3e titre de champion, puis est parti en fin de saison pour retrouver son île natale, il n'a donc pas soulevé le Trophée aux grandes oreilles, mais est l'un de ceux qui a mené l'OM sur cette voie.
Ses critiques
Les observateurs les plus pessimistes peuvent dire que Waddle n'a pas porté chance aux équipes dans lesquelles il a évolué, avec 4 finales, et une 1/2 finale de Coupe du Monde perdues. Mais d'autres diront que c'est lui qui a mené ses équipes vers les sommets des compétitions, et qu'il est donc un grand joueur, qui a toujours bonifié ses clubs. En revanche, en Angleterre, il subit la rancune de certains supporters qui ne lui pardonnent pas d'avoir manqué son tir au but face à l'Italie en 1990, il reste un Anglais qui a conquis Marseille, à l'inverse de
Cantona, le Marseillais qui a conquis l'Angleterre.